Comment le coronavirus tue la bourse

Comment le coronavirus tue la bourse ?

Tout droit venu de chez nos voisins asiatiques, le coronavirus est arrivé en France il y a un mois, selon les dernières estimations de nos experts. Alors que cela fait deux semaines que nous ne pouvons plus sortir de chez nous que pour les besoins vitaux, il est impossible de ne pas savoir que nous sommes en guerre. Notre président nous l’a martelé à de nombreuses reprises, sur un ton mélodramatique presque trop poussé. Les deux tiers de la planète sont confinés, ce qui gela tour à tour les économies chinoises, européennes, et bientôt, américaines. Le coronavirus vient de poser ses valises à New York, pressenti comme étant le prochain épicentre de l’épidémie.

Certains crient au complot : les Chinois ont-ils vraiment développé un virus dans le seul but de couler ses économies concurrentes ? Rien n’est moins sûr. Une chose l’est, en revanche : plus notre pays reste à l’arrêt, plus il lui faudra de temps pour se relever de la crise. Aujourd’hui, la maladie tue des gens, et c’est aussi grave que regrettable. Cependant, ce n’est rien par rapport aux victimes de demain, ceux qui étaient déjà sur la corde raide avant de devoir arrêter de travailler. Qui sera épargné ? Qui sera contraint de devoir fermer boutique ? Quelles seront les retombées économiques de cette crise sans précédent ? Pour vous, je vais essayer d’analyser cette situation.

Le monde va t’il changer ?

Déjà, il est nécessaire de préciser que rien ne recommencera comme avant. L’époque à laquelle vous et moi sortions boire des coups entre amis est révolue pour un bon moment. Parce que le confinement total laissera d’abord place à un confinement partiel, mais aussi parce que la plupart des bars et des restaurants de France ont d’ores et déjà perdu des dizaines de milliers d’euros, sans compter le fait qu’ils ont perdu tous leurs stocks de produits périssables.

Dans un élan de générosité, certains l’ont distribué, mais au niveau des recettes, c’est le même bilan comptable : rien ne rentre dans les caisses. Dans les secteurs les plus touchés, on compte aussi les métiers du bâtiment. La ministre du Travail, Muriel Pénicaud a annoncé que les professionnels du BTP pouvaient reprendre le travail, qualifiant de défaitiste ceux qui s’y refuseraient. Autrement dit, soit les ouvriers vont travailler au risque de se faire contaminer par le coronavirus, soit ils restent chez eux et ne seront pas remboursés par l’état.

Le monde change depuis le Coronavirus

Peux t’on parler de krach boursier ?

Autre corps de métier impacté par le coronavirus : les investisseurs financiers. Entre début février et la fin de la semaine dernière, la plupart des dirigeants de plusieurs sociétés cotées aux États-Unis (dont bon nombre d’entreprises financières) ont vendu pour quelque 9,2 milliards de dollars d’actions, selon une analyse réalisée par le Wall Street Journal. En cédant des titres de l’entreprise qu’ils dirigent, ils se sont épargnés 1,9 milliard de dollars de pertes théoriques, puisque le S&P 500 (équivalent du CAC 40, mais aux USA, et avec 500 sociétés) s’est effondré de près de 30 % entre son point haut du 19 février et la clôture du 20 mars.

Le Cac 40 a vécu le pire début d’année de son histoire, avec une chute de près de 27%. En Europe, aucuns pays n’est épargné : Au terme d’un premier trimestre cauchemardesque, le Dax de la Bourse de Francfort plonge de 25%, l’Ibex de la Bourse de Madrid de 28,9% et le FTSE Mib à Milan de 28,2%. Le coronavirus fait peur à tout le monde, et partout, l’économie des grosses entreprises s’en trouve déréglée. Seul petit point positif : en chine, là où le virus avait commencé, l’économie reprend doucement, et la bourse a augmenté de 24 points ces dernières semaines. Le bureau national chinois des statistiques a cependant prévenu que les chiffres d’aujourd’hui ne doivent pas être interprétés comme un retour de l’économie à la normale. Pas de quoi s’affoler pour la suite, mais pas de quoi pleinement se rassurer non plus.

La bourse s'effondre avec le Covid19

Une nouvelle opportunités de s’enrichir ?

Mais passons sans plus attendre aux bonnes nouvelles. Car, oui, dans ce confinement aux allures de très long week-end prolongé, le ciel gris laisse passer quelques éclaircies. Par exemple, le ministre de l’Économie, Bruno le Maire, a annoncé la semaine dernière la suppression du coussin contracyclique : les banques auront à la fin de la crise la possibilité d’accorder plus simplement des emprunts, aux entreprises comme aux particuliers. C’est donc peut-être la bonne occasion pour emprunter et investir. Les esprits les plus malins d’entre vous l’auront sûrement déjà remarqué : le prix à l’achat des actions n’a jamais été si bas et cela ne se reproduira sans doute jamais après la crise. Si vous avez un jour songé à vous lancer dans la bourse, c’est maintenant ou jamais.

Toutefois, la bourse est incertaine. La crise est loin d’être terminée et le cours des actions a encore largement le temps de diminuer. Mais, si vous voulez quand même investir maintenant, vous devriez plutôt miser sur les entreprises qui ont le plus chuté ces dernières semaines. Les experts ont annoncé cette semaine que le marché financier ne s’effondrera pas autant qu’en 2008, vous avez donc l’assurance de pouvoir garder une certaine stabilité. Tournez-vous vers les entreprises pétrolières par exemple. Un plein n’a jamais été aussi peu cher, on se croirait de retour dans les années 90.

Il est primordiale d’être diversifié

Au vu de la fulgurante baisse de la valeur, les actions ne pourront que remonter dans les mois et les années qui arrivent. Gardez quand même toujours en tête qu’au début, la valeur peut diminuer encore un peu plus. Tant que l’épidémie est présente, personne ne peut savoir avec précision quand les cours vont cesser de baisser. C’est pourquoi il ne faut pas tout miser sur un même secteur. Pour diminuer les risques, je vous conseille de diversifier vos actions. Une fois que la relance économique sera en marche, vous pourrez gagner gros si vous misez aujourd’hui sur les bons chevaux.

En attendant, pour le reste de cette crise où nul n’est moins touché que les autres, restez chez vous, c’est le meilleur moyen que vous aurez de continuer à profiter de la vie quand toute cette aventure inédite sera terminée.

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Anicet Honvo

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