Comment investir dans l’immobilier quand on est jeune ?

comment investir jeune

comment investir jeune

L’investissement immobilier a souvent la réputation de n’être qu’accessible qu’à un âge mûr, où l’on dispose d’un apport et d’un salaire conséquent. A moins d’être issu d’un milieu fortuné. De quoi décourager les jeunes qui souhaiteraient assurer leur avenir par moyen. En réalité, se lancer dans l’immobilier quand on est jeune n’a rien d’un rêve impossible. Loin des idées reçues, tour d’horizon des possibilités qui s’offrent aux candidats à l’aventure.

Oser demander un crédit

Obtenir un prêt immobilier quand on démarre dans la vie active est loin d’être aussi complexe qu’il y a quelques années. Avec un CDI en poche, une gestion saine de ses finances personnelles et un projet bien construit, il est parfaitement possible d’obtenir l’accord de la banque. Certaines acceptent même de financer sans apport de départ. A vous de savoir les rassurer en présentant un plan d’investissement mûrement construit, qui prouve de manière indubitable ma rentabilité de l’opération. Un courtier en prêt immobilier peut se révéler d’une grande aide pour le démarchage des banques et le montage de votre dossier.

Ouvrir un Plan Epargne Logement pour bénéficier, par la suite, d’un prêt à taux préférentiel est une opération doublement gagnante : votre apport se constitue au fil des mois et vous aurez un crédit plus avantageux.

Lisez également mon article « Quelle durée pour son crédit immobilier, 15, 20 ou 25 ans« 

Commencer petit pour apprendre

Si vous n’êtes pas parvenu à obtenir la somme nécessaire pour l’acquisition d’un appartement, rien n’est perdu ! Il est tout à fait possible de commencer par des biens plus modestes : les places de parking et les garages, par exemple. Très prisés dans les zones urbaines, ils n’offrent, certes, pas la même rentabilité qu’un bien d’habitation, mais sont assez facilement accessibles. Un simple prêt étudiant ou quelques économies suffisent. A vous de réinvestir ensuite vos bénéfices pour préparer un achat de plus grande ampleur. Cela sera également très formateur. Les processus de recherches et d’achats étant les mêmes que ceux de n’importe quel bien, vous pourrez ainsi vous familiariser avec eux. Vos éventuelles erreurs n’auront pas non plus les mêmes conséquences.

Les SCI et les SCPI

Lorsque l’on ne peut investir seul, les sociétés immobilières peuvent s’avérer intéressantes.

La SCI

La SCI, ou Société Civile Immobilière, peut être constituée avec une ou plusieurs personnes de confiance de votre entourage. Des amis de longue date, des membres de votre famille ou d’autres investisseurs par exemple. En contrepartie de leur apport respectif, chaque associé reçoit des parts de la société. Le nombre de parts et le rôle de chacun sont définis par les statuts de la SCI (document qui permets de sa création en la dotant d’une existence légale), et c’est elle, en temps que personne morale, qui fait l’acquisition des biens. Les bénéfices sont ensuite partagés entre les associés au prorata du nombre de parts de chacun. Un tel montage présente également de nombreux avantages fiscaux. Il est conseillé de se faire aider par un juriste pour se lancer dans cette entreprise.

Lisez également mon article « Comment créer une SCI ? Les étapes administratives« 

La SCPI

Les SCPI, ou Sociétés Civiles en Placement Immobilier, ont un fonctionnement très différent des SCI. Une SCPI est gérée par une société d’investissement qui se charge de lever des fonds auprès des investisseurs, qui la rejoignent moyennant un ticket d’entrée. Ensuite, elle choisit le parc sur lequel investir en fonction de la ligne directrice qu’elle a choisi, portée à connaissance des investisseurs avant leur adhésion, et en assure seule la totale gestion. Vous vous contentez seulement de percevoir une partie des loyers, une fois les frais déduits, au prorata de votre investissement, matérialisé par votre nombre de parts.

Le crédit vendeur

Peu connu du grand public, le crédit vendeur est pourtant une option intéressante pour l’acheteur. Il s’agit d’un crédit consenti par le vendeur, pour tout ou partie du montant du bien acheté. Le vendeur peut le consentir sur une durée limitée, après laquelle l’acheteur devra faire appel à un crédit bancaire, ou l’accepter sur la durée totale de financement, par exemple 10 ou 15 ans. Le versement d’une somme appelée « bouquet », représentant un pourcentage du prix total, peut être exigé, néanmoins ça n’est pas obligatoire. Ce prêt prend la forme d’un acte authentique, signé en présence d’un notaire, dans lequel l’ensemble des modalités doit être soigneusement détaillé.

Le viager

Le viager fonctionne sur un principe qui rappelle celui du crédit vendeur. Une personne, généralement âgée, met son bien en vente. Plutôt que de demander le paiement de la totalité du prix, elle fixe un bouquet à verser le jour de ma vente, puis une rente à payer chaque mois, dont le versement prend fin à son décès. La condition de maintien du vendeur dans les lieux jusqu’à son décès est parfois incluse dans l’accord.

Le crowfunding immobilier

Véritable produit de l’ère internet, le crowfunding s’étend à tous les domaines. L’investissement immobilier n’échappe pas à la règle. Le principe est simple : un porteur de projet va demander à des investisseurs, via une plateforme en ligne, de lui prêter de l’argent pour financer une partie de celui-ci. En général, ce prêt se fait pour une durée pouvant aller de 6 à 24 mois. En échange, il leur promet, en plus du remboursement du capital, un bénéfice au prorata de la somme investie.

L’avantage de ce type d’investissement réside dans le fait que les sommes à engager sont relativement modestes. Idéal donc pour ceux qui ne disposent pas d’un capital important. Attention cependant, les garanties quant à la réalisation du programme que l’on finance et aux bénéfices qui en découlent sont plus aléatoires qu’avec des parts dans une SCPI.

Preuve est faite ici que l’âge n’est pas un frein pour qui souhaite investir, les possibilités offertes aux jeunes sont nombreuses. A chacun de trouver celle qui lui correspondra le mieux, en fonction de son capital, de ses attentes, et du niveau de risque qu’il souhaite prendre. L’essentiel pour un investissement réussi étant de se former avant tout, pour bien connaître le domaine dans lequel dans lequel on place son argent et éviter des erreurs de débutant.